La ride est une sente mystérieuse. Elle sinue, s’insinue, singe l’ingénue qu’elle n’est plus. Tu la suis, la sens sous le dard de ton regard. Cette femme n’est plus jeune, mais tu n’aimes pas les femmes jeunes.

Ce matin, celle qui s’allonge sur ton lit, celle qui s’alite dans ton salon, la belle du jour, ce papillon.

Ce matin, cette femme d’un certain âge à l’âge incertain, entre deux eaux, entre deux peaux.

Mais cette ride qu’elle te tend, là, précisément, au coin de l’œil. Mais cette hanche qui se creuse pour rebondir un peu plus loin. Cette douce et sirupeuse promesse de vieillesses à sucer ensemble.

C’est tout cela que tu aimes. Lire la suite