Quinze – quarante

Thomas Deprijck,

Le tennis n’est pas un sport pour les gens qui ne sont rien. La pelote l’est, elle, sans doute, le curling aussi peut-être, ou la pétanque vraisemblablement, mais pas le tennis, non. Certainement pas. Bien au contraire même. Tout, absolument tout, dans cette fabuleuse activité physique, ou plutôt (il ne faut pas avoir peur des mots) dans cette discipline artistique, tout donc demande à celui qui la pratique une exigence de tous les instants.

L’exigence, c’est la clé.

Le tennis veut dire rigueur, veut dire souplesse, veut dire stratégie, veut dire analyse, veut dire courage et volonté, veut dire persévérance, dépassement de soi et densité, bref en un mot, en un vocable, en une formule (et c’est important les formules), jouer au tennis, jouer vraiment au tennis du moins, ça veut dire « avoir l’élan de la gagne ».

C’est en tout cas ce que pense M. qui fait actuellement tourner sa raquette dans ses mains, en songeant à tout ça, et à ce qu’a été sa vie jusqu’ici. M. qui mâchouille un chewing-gum qu’il trouve particulièrement dégueulasse mais qui, estime-t-il, lui donne fière allure sur le terrain.

Appelons-le M. par commodité, mais ça pourrait être n’importe quelle autre lettre, comme F. ou N. ou J. ou n’importe quoi d’autre. M. comme Manu, Marcel, Marc, Michel, Martin, Matthieu, Malo, Merlin ou Maurice, peu importe du moment que l’homme ait environ quarante ans, qu’il soit Européen, soit doté d’un physique globalement avantageux sans être exceptionnel (malheureusement pour lui ?), ait regard fixe, bleu, couleur océan, profond. Son visage est, hormis le regard, extrêmement mobile, en particulier la bouche qui a cette extraordinaire capacité de passer du mépris au sourire carnassier, en passant par la franchise, l’épanouissement et l’empathie en quelques secondes, sans qu’on comprenne exactement le mécanisme intérieur qui permet cette versatilité. Il a, par ailleurs, un nez allongé, déterminé diront certains, des dents légèrement écartées les unes des autres, des cheveux châtains qui font en partie son charme, cheveux coupés assez courts, coiffés vers la droite (comme par hasard vers la droite (il y a des choses qui ne trompent pas)) et des oreilles normales, tout à fait normales, dont les lobes ne peuvent a priori susciter aucun élan érotique, même chez un être atteint par cette paraphilie si particulière qui consiste à focaliser toute sa libido sur cette partie du corps humain. C’est rare mais ça existe. Enfin peu importe, c’est un autre problème. Là, ce qui compte, c’est qu’une partie de tennis de la plus haute importance se joue, entre M. et un certain D.

Contrairement à celui de M. le physique de D. est assez disgracieux. D. est Américain, Américain des USA. Nous l’appelons le D. et de nouveau ça n’a aucune importance, ça pourrait être n’importe quoi d’autre, ça pourrait être Q. ou W. ou C. Mais c’est D. Il n’a pas grand-chose pour lui, à part le fait qu’il est grand, plus grand que M. d’au moins quinze centimètres. Le reste est catastrophique. En dépit de tentatives multiples d’améliorations chirurgicales, l’homme d’environ 130 kg bien tassés, acquis grâce aux milliers de hamburgers qu’il a engloutis tout au long de ses 70 ans d’existence, a gardé l’aspect d’une espèce de vieille pantoufle défraîchie, vieille pantoufle qu’on ne donnerait même pas aux bonnes œuvres tant cela serait de mauvais goût.

Mais soit.

D. est un homme imposant, doté de pieds en forme de palmes de canard (ou d’oie ?), il est riche, très riche, extrêmement riche, mirifiquement riche, et il adore les hamburgers. Il en mangerait à tous les repas si c’était possible, si son médecin et sa femme (qui répète bêtement tout ce que ce dernier dit) ne le lui interdisaient pas de concert assez fermement. C’est mauvais pour ses artères. Lui prétend qu’il n’en a pas, qu’à la place il a des autoroutes à 25 bandes, donc qu’il ne risque rien, et ce sont des chinoiseries tout ça. Mais quand même il subsiste un doute. Et tout disgracieux qu’il soit, D., il s’accroche à la vie, comme beaucoup d’autres, comme beaucoup d’humains, comme beaucoup d’entre nous, malgré d’un état des lieux de l’existence plutôt désastreux, il faut bien le dire. Mais c’est qu’il y a, heureusement ou malheureusement, « ce qui reste », et qui n’est jamais négligeable. Et puis il n’est pas peu satisfait de l’Empire qu’il a bâti, D., oui parce qu’il faut des couilles pour accomplir tout ce qu’il a accompli jusqu’ici, alors il a envie de continuer et même d’aller plus loin, il se dit, avec un certain bagout, « vers l’infini et au-delà ». Normal, quoi. Et si les gens ne sont pas contents, parce qu’il y en a quelques-uns, oui, des qui le jalousent évidemment (évidemment !), eh bien qu’ils aillent brouter ailleurs que dans son pâturage, bordel.

Tout cela est très clair dans sa tête.

La partie dure depuis une bonne vingtaine de minutes.

D. n’a pas encore marqué un seul point. Il a en revanche perdu plusieurs litres de sueur et quelques grammes de graisse, ce dont il n’est pas mécontent. Sa femme et son médecin seront satisfaits, il pourra s’enfiler un triple cheese ce soir.

 

Le temps est actuellement au beau fixe. Un soleil engageant, accompagné d’une légère brise rafraîchissante, plonge le terrain dans une atmosphère doucereuse et tranquille. Quelques mouches se taquinent les unes les autres, volettent de-ci de-là, butinent l’une ou l’autre miette ; quelques oiseaux pillaient gaiement, se chamaillent ou se parlent, on ne sait pas très bien, et un chat roux, gros comme un sac de pomme de terre, dort tranquillement. Ses moustaches frémissent de plaisir de temps à autre, porté qu’est manifestement ce gras félin par un rêve formidable. Les chats, les chats domestiques, quand on y pense, ont vraiment une vie incroyable, qu’il n’est pas tout à fait idiot d’envier.

Ce qui ne viendrait pourtant jamais à l’esprit ni de M. ni de D.

Rien, a priori, n’est à noter comme événement majeur, si ce n’est cette partie de tennis un peu étrange. Étrange d’abord parce que n’importe qui profiterait des températures clémentes et de l’agréable sensation cotonneuse que procure cette caresse timide du vent, pour s’adonner aux joies de l’apéro entre amis ou collègues, avec une limonade bien fraîche ou un peu de vin blanc ou de vin rosé, ou, pourquoi pas, un cocktail à la mode, le tout accompagné d’olives par exemple ou de cacahuètes, oui, n’importe qui, c’est-à-dire tout le monde, mais pas M., ni D.

Ceux qui réussissent jouent au tennis, c’est connu. Eux, comme deux lions dans la savane, ou dans la jungle (des affaires), ils s’affrontent. Amicalement bien entendu, le plus amicalement du monde, mais ils s’affrontent quand même.

Étrange partie aussi parce que l’un des deux joueurs n’est pas équipé de manière réglementaire et que l’autre accepte cette excentricité sans sourciller autrement qu’in petto, et, du reste, plutôt mollement.

M. attend calmement, les baskets plantées bien fermement dans la terre battue d’un des courts du Touquet Tennis Club, son préféré, celui qu’il connaît bien, celui sur lequel il a remporté tous ses galons, ses médailles, les points qui lui donnent son classement actuel, etc. Celui sur lequel il va battre à plate couture cet empaffé en short trop court, cet idiot en moumoute qui a tenu – pour le challenge, pour le challenge, cher M., et puis parce que je préfère un Fer 4 à une raquette – qui a tenu donc, oui, à jouer la partie avec un club de golf. Pourquoi pas, en effet ? Mais résultat, D. perd. Son compteur stagne à zéro. La partie qui est plus que déséquilibrée en ce moment ressemble davantage à un spectacle de cirque qu’à un match de tennis. Quel crétin se dit M. qui n’est toutefois pas mécontent de gagner, ou plutôt d’écraser littéralement son adversaire.

Ils en sont à la fin du premier set.

Le service est à D.

Le score est de 40 à 0.

Il n’y a, a priori, aucun suspens. Tout est joué.

Ou presque.

Jusqu’ici donc le match est une caricature. Le gros monsieur palmipède déguisé en joueur, attifé d’un équipement hors de prix, portant une grosse chaîne en or et des bagues du même acabit, que nous avons appelé D., n’a pas tenu la distance, n’a réussi aucun échange, aucun service, rien, s’essoufflant régulièrement, prenant d’interminables pauses pour recoller sa perruque qui ne tient pas à cause de la chaleur et de la sueur, ou pour passer des coups de téléphone hyper importants – les affaires ne s’arrêtent jamais, cher M., jamais – pauses qui lui ont servi avant tout à récupérer un peu d’énergie en se mettant une poudre blanche dans le pif.

Plus la partie avance plus D. devient rouge et enfle.

M. se demande, avec une moue de mépris, ce que ça peut bien être ce truc. Puis il sourit à D. de manière engageante et sympathique.

Nous sommes au cœur d’une de ces pauses.

M. qui lui aussi, pour ne pas être en reste, a, chaque fois, à chaque interruption, sorti son téléphone et composé, à l’envi, le numéro de sa femme, qui ne décrochait évidemment pas, mais à qui il a laissé de longs messages absurdes au sujet de choses à régler avec la plus extrême urgence, à sa mère qui, de chez elle, seule dans sa villa quatre façades, ne comprenait rien à son charabia et lui demandait en hurlant s’il n’était pas malade, à son principal conseiller, qui, depuis les gradins tentait de faire bonne figure malgré les deux bouteilles de rosé qu’il s’est déjà enfilé, autant par alcoolisme que par ennui et angoisse. La femme de M., elle, se trouve là-haut, dans la buvette climatisée. Elle est occupée à siffler des coupes de champagne rose et à fumer de longues et fines cigarettes parfumées, en compagnie de la plantureuse femme de D.

Ce dernier qui est, il faut sans doute le préciser, le Président de la plus grande chaîne du monde de fabrique de chaussettes. D. a fait sa fortune grâce à la vente de cet accessoire, pour lequel il a acquis un monopole quasi exclusif. Lesdites chaussettes sont de qualité médiocre mais, comme il n’y a pratiquement plus que ça, tout le monde (ou presque, M. et D. lui-même n’en portent pas) en enfile chaque matin et résultat, en fin de journée, ça pue dans les baskets, les chaussures, et même les sandales, etc.

Bref.

M. n’a cela dit rien, à lui envier de ce point de vue.

Autour du terrain, et sur le terrain, à peu près tout le monde est soit ivre, soit sous influence, mais pas M. qui, lui, ne fonctionne qu’à l’adrénaline, au coup de poker, à la surprise, au mental. L’action le rend plus fort, plus habile, plus malin, plus redoutable. La pression ne lui fait pas peur, bien au contraire. On ne devient pas pour rien le plus jeune P.-D.G. d’Europe. Il n’est pas riche, loin de là, il n’est pas pauvre non plus, faut pas déconner, mais il est puissant. Sa start-up spécialisée dans la communication web (pas de la poudre de perlimpinpin quoi) a rapidement pris une ampleur considérable. Tout le monde fait appel à lui, peu importe si on ne comprend rien, ça marche. Il enrobe tout dans un nuage communicationnel si parfaitement nébuleux que paradoxalement on se dit qu’il y a moyen de s’y retrouver, que ça change, que c’est dynamique et prometteur. La devise en gros comme en détail est « tout est bon dans le cochon ». Son but : grandir. Et pour faire grandir, il faut investir, et attirer les investisseurs.

D’où ce match absurde, mais nécessaire. D. est un fameux investisseur. Il est incontournable. Tout ça coûte. Donc il n’est pas riche, mais ça viendrait bien à temps. Il a surtout le sens des affaires, le goût des affaires, le sens de la gagne et le goût de la gagne. En pensant à ça, M. pousse un petit « aaaaah » satisfait et il sourit de nouveau.

L’un comme l’autre, M. comme D., ont réussi leur entreprise grâce à la technique du « tu conviens pas, tu sautes ». Ça motive les troupes et ça les invite à la fermer, à ne pas la ramener, si c’est pas pour aller dans le bon sens, c’est-à-dire le sens du Président, du P.-D.G., du Boss. Faut pas déconner avec ça. Pas de place pour l’amateurisme, pas de place pour l’erreur, faut y aller, ne pas se tromper, ne pas faire l’andouille. Y a que le patron qui a le droit de faire le guignol.

M. a enchaîné jusqu’ici des coups parfaits, dignes des plus grands, des coups liftés, des coups droits, des coups comme ci et des coups comme ça. Il y a mis du style, parce que sans style, ça ne vaut rien. Il ne suffit pas de marquer, il faut le faire avec élégance. La réussite est à ce prix et est à la portée de n’importe qui, du moment qu’il s’y met.

D., lui, semble tout à fait sur une autre planète. Sa prestation tient plus du défilé folklorique que de la prestation sportive, mais il n’en a pas moins envie d’en mettre plein la vue à tout un chacun. Le monde le regarde, on ne trébuche pas face au monde, ou alors on le fait en riant, en clown qui se produit avec panache et fermeté.

D., sans doute pour gagner du temps, mais aussi vraisemblablement pour tenter d’impressionner les quelques femmes de l’assemblée – tous ces vagins à farcir, se dit-il, en reniflant une ligne de poudre – fait maintenant le singe, s’agite, en buvant par petites gorgées bruyantes une canette de Coca géante, Coca qu’il rote entre chacune de ses lampées débilitantes. Quand il arrive pratiquement à la fin de sa boisson, il la vide d’un trait et s’ensuit un véritable concert de gorge à faire pâlir de jalousie le plus doué des ogres. Un murmure trouble les tribunes. Une certaine dose de consternation plane. Quelque chose est en train de se passer. D’énormes gouttes de sueurs coulent le long de des tempes de D. Se rend-il compte que sa bedaine dépasse de son polo ?

M., quant à lui, boit son Perrier citron vert en serrant les fesses sachant que le regard sa femme bien aimée, si jamais elle daigne se tourner vers lui, se posera là, en cet endroit, sur cette rondeur juvénile qu’elle aime tant tripoter et caresser. Cette attirance pour cette femme ne s’explique sans doute pour personne d’autre que pour lui, mais elle est bien réelle. Et elle est incontestable. Elle le fait bander, point barre. Et quand un homme bande pour une femme et que celle-ci en est flattée et y répond, en quelque sorte, c’est l’amour fou. Et qu’importe qu’elle ait 20 ans, ou 25, ou 40 ans de plus.

C’est comme ça.

Il faudra un jour qu’il écrive un opus philosophique sur la question.

Mais pour l’heure il a d’autres préoccupations.

Il est prêt à en découdre.

Le monde le regarde et on ne déçoit pas le monde. Il faut assurer, et il est disposé à assurer.

Les employés et collaborateurs de M. constituent le « public » de cette « exhibition ». Public essentiellement muet et approbateur. Non par choix mais parce que c’est la consigne. On ne dit rien, on ne rouspète pas, et on est d’accord avec tout ce qui se passe. Certains sourcils sont toutefois crispés (difficile de dissimuler totalement les contrariétés intérieures), mais jamais franchement. Ça n’avait pourtant pas commencé comme ça. Que faire quand on a prêté allégeance, qu’on a été convaincu, qu’on a profondément adhéré à ce qui avait été annoncé, et que tout à coup des failles, des fissures apparaissent dans ce qu’on croyait être un système intelligent, novateur et inspirant, mais qui n’est au fond que la énième mouture mille fois sucée par la dernière des péripatéticiennes d’un fonctionnement dont en a plein le cul de subir le joug ? Rien. Rien dans un premier temps évidemment. Ça viendra sans doute plus tard. On espère, en tout cas. Pour l’heure, il convient de serrer les dents et de se dire que c’est passager, que ça ne peut pas durer éternellement. Même si l’on sait que les habitudes ont la vie dure.

Il est d’usage de constater qu’une fois arrivé, l’homme, quel qu’il soit, homme d’affaires, politique ou autre, souvent, très souvent, s’assoit sur ses principes, et se dit que l’éthique au fond, on s’en bat les couilles. Oui. On s’en bat les couilles.

Le match va reprendre.

Quelque chose semble avoir changé, mais quoi ?

D. après ses singeries et ses clins d’œil envoyés à la cantonade, qui sont réceptionnés par les uns et les autres de manière respectueuse mais dubitative, et après avoir reniflé une bonne fois encore cette espèce de poudre blanche qui semble lui redonner vigueur et énergie, revient sur le terrain. Dans ses yeux brillent une lueur sauvage, un terrible signe de folie, et de bêtise, quelque chose qu’on n’arrête pas si facilement, quelque chose qu’il faut amadouer, autant que possible, pour autant que ça le soit.

M. est inquiet. Qu’est-ce qu’il fabrique cet abruti ? Campé sur ses deux jambes, M. attend toujours. Il tremble très légèrement. Il attend que D. lui envoie la balle, afin qu’il puisse la lui renvoyer comme un boulet de canon, qu’on en finisse, juste au bord de la ligne à l’opposé de D., ou en ramollie, tout près du filet, parce qu’il sait que l’autre ne sera pas en mesure de courir suffisamment vite pour la rattraper, dans un cas comme dans l’autre.

Mais ça ne se passe pas comme ça.

Ce qui se passe dépasse tout entendement.

D., tout à coup, lance la balle très haut dans l’air, brandi son Fer 4, comme une masse, et frappe à toute volée, et contre toute attente, touche ce qu’il ne visait pourtant nullement (non par manque de volonté mais par incapacité totale). Le projectile fuse à une vitesse folle vers M. qui a tout juste le temps de se baisser un peu et de se protéger avec sa raquette qui, elle, prend le coup violemment, tellement violemment que les cordes se brisent net, et que la balle file, et rase le crâne, au niveau de la tempe, du plus jeune P.-D.G. d’Europe en lui arrachant quelques cheveux au passage.

M. vire instantanément au blanc.

Et D. exulte.

« Quinze-quarante », il hurle, « quinze-quarante », il répète en beuglant, satisfait, en bondissant comme un dingue.

M. n’en revient pas.

Quelque chose a merdé, mais quoi ?

Un silence abyssal règne dans le stade.

Un malaise grandit dans l’assemblée.

Et le plus jeune P.-D.G. d’Europe se dit que merde, finalement, ça ne va pas être aussi simple que ça. Mais il croise les doigts mentalement et serre les fesses concrètement. Il sait que tout vient à point à qui sait saisir le fil du destin en temps et en heure. Ce n’est qu’un point après tout.

La partie peut recommencer ou plutôt tout simplement commencer. Elle devient au fond plus intéressante que prévu. M. est prêt à en découdre. D. qui a les yeux tout injectés de sang, aussi.

Le tennis n’est pas un sport pour les gens qui ne sont rien.

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