Claude Raucy

Né à Saint-Mard (Lorraine belge) le 15 mai 1939. Enseignant jusqu’en 1997 puis écrivain à temps plein. 1m85, myope, distrait, râleur.
La biographie d’un écrivain présente rarement un intérêt. Celle de Claude Raucy moins que toute autre. Cela peut-il vraiment intéresser ses lecteurs de savoir qu’il est né le 15 mai 1939 dans un petit village de la Lorraine belge appelé Saint-Mard? Qu’après six années de rêve à l’Ecole communale de son village, il a fait ses humanités gréco-latines à l’Athénée Royal de Virton, où il aimait surtout le latin, le grec, le néerlandais, l’anglais, l’allemand, l’histoire…et le français? Qu’après avoir tâté de la philologie romane à l’Université de Liège, il a obtenu à Nivelles le diplôme d’agrégé de l’enseignement inférieur?

Certes, le fait qu’il ait enseigné pendant 36 ans dans son athénée lorrain, cela n’est sûrement pas sans importance. Ni de savoir qu’il aimait son métier à la folie. Ni qu’il l’a quitté avant la mise à la retraite parce qu’il voulait consacrer tout son temps à l’écriture et que les femmes politiques en charge de la culture(?), particulièrement une certaine L.O., l’ont fait avec dégoût fuir un monde de médiocres et de démagogues.

Mais à propos des études de Raucy, plus significatifs sont sûrement les mois passés à l’Université de Florence et l’année à l’Université de Gand, à 58 ans, où il a suivi les cours de plusieurs historiens brillants. Car son attachement pour l’Italie et pour la Flandre est une vraie passion.

Que dire d’autre? Qu’il mourra très âgé, vraisemblement vers 2045 (déplacé provisoirement au 15 mai 2049), mais qu’il ne peut rien garantir à ce sujet.

Qu’il est membre de l’Association des écrivains belges, de la Société européenne de culture (Venise) et secrétaire perpétuel de l’Académie Royale Luxembourgeoise, ce dernier poste lui assurant une quasi-éternité.

Tout le reste est dans ses livres, car, comme il l’écrivit un jour à son amie France Bastia : « Je suis TOUS mes personnages. »

Ajoutons pour terminer qu’il n’est pas membre de l’association « Les amis de Claude Raucy », parce que la cotisation est vraiment trop élevée.

Peut-être faut-il aussi signaler qu’il est surtout le père d’Elise Raucy, traductrice de nombreux romans, dont Il Ruggito del leone de Franco Prete.

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