Jeudi 16 novembre – À la chaîne TV5 Monde qui l’interrogeait à propos de son dernier album, paraît-il très réussi, Carla Bruni a déclaré que son mari était « le meilleur homme politique que la France ait jamais connu ». D’après elle, il aurait aussi brillé en tant que « psychanalyste ou prêtre, dans tous les métiers qui impliquent de parler aux gens. Il a un immense talent pour cela. » L’usage de la cocaïne fait des ravages ces temps-ci dans le monde su spectacle.

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Jeudi 4 mai – Depuis tant de semaines que la campagne présidentielle bat son plein, tous les organes de presse publient des tribunes libres avec plus ou moins d’intérêt. Celle que fait paraître Sigmar Gabriel dans Le Monde est à conserver pour mémoire. Le ministre social-démocrate allemand chargé des Affaires étrangères donne un éclairage inhabituel qui pourrait bien conduire le couple franco-allemand à une nouvelle conception de partenariat.

« Macron est un patriote éclairé dont les idées sont à même de faire progresser le pays vers une force nouvelle. Il représente la reconstitution de la France en tant que phare capable de nous guider en ces temps tourmentés et parfois confus. […] Emmanuel Macron a raison : l’Allemagne doit en finir avec l’orthodoxie financière qui, en ces temps de taux d’intérêt négatifs, contribue plutôt à favoriser le retard des investissements qu’à moderniser notre pays. Une telle politique est néfaste non seulement pour l’Europe, mais aussi pour les Allemands qui devront payer cher lorsque les taux d’intérêt augmenteront à nouveau et que le retard des investissements se sera davantage creusé. » Lire la suite


Jeudi 1er décembre – François Hollande renonce. À l’ouverture des journaux télévisés de 20 heures, alors que l’on s’attendait à ce qu’il annonce sa candidature, en une voix blanche et quelque peu hésitante, il déclare qu’il ne concourra pas à la prochaine élection présidentielle. Ce soir, et surtout demain matin, toutes les réactions, de quelque côté qu’elles viennent, contiendront des mots comme élégance, lucidité, courage… Dans quelques mois, les gens de gauche commenceront à dire timidement qu’ils regrettent François ; et un peu après, des livres paraîtront, des émissions naîtront dans le paysage audiovisuel pour démontrer que ce quinquennat n’était pas si mauvais. Entre-temps, le peuple de France aura choisi le successeur ; et il est fort peu probable que Manuel Valls, malgré son dynamisme, sa volonté, sa force de conviction, parvienne à l’emporter. Comme en 2002, il est même possible que la gauche doive choisir entre la droite dure (Fillon) et la droite encore plus dure (Le Pen). Mais on peut toujours rêver. L’époque semble figée tandis que l’actualité ne cesse de transformer les incertitudes en surprises. Lire la suite


Lundi 16 mai – Revoir Police Python 347 (Arte, hier soir), le film qui lança la carrière d’Alain Corneau grâce à un trio d’acteurs exceptionnel : Simone Signoret, Yves Montand et François Périer. On délaisse trop le souvenir de François Périer. C’était un homme franc, honnête, direct. Ces qualités, il les avait déjà démontrées en tant qu’étudiant au conservatoire. Son professeur, Louis Jouvet, enseignait le jour et jouait le soir à la Comédie française. Lors d’un exercice devant la classe, il avait demandé à Périer de donner une scène d’une pièce de Molière. L’élève s’exécuta. Verdict du maître, avec sa légendaire intonation : « Si Molière vous a vu, il a dû se retourner dans sa tombe ». Réplique immédiate du jeune François : « Eh bien alors il est à l’endroit parce qu’il vous a vu hier soir dans L’École des femmes ». Quand on se projette dans ce moment, on ne peut que s’accorder sur ce point : le jeune homme avait non seulement du bagout mais aussi du culot. Les deux ensemble, ça ne peut faire que du talent. Lire la suite


Mardi 1er décembre – Hier, le journal La Voix du Nord, issu de la Résistance, présentait une photo sombre de Marine Le Pen en son Une avec un titre en pleine page : Pourquoi une victoire du FN nous inquiète. Rebelote aujourd’hui avec un dossier annoncé en première page : Marine Le Pen et le FN ne sont pas ce qu’ils disent. Ces gestes courageux seront-ils efficaces, utiles ? Réponse dimanche soir lors des résultats du premier tour des élections régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Lire la suite


Vendredi 5 juin – Régis Debray le précise : on trouve beaucoup de lieux de cultes à Téhéran, des églises chrétiennes, orthodoxes, et même des synagogues. Par contre, il est vrai qu’il n’y a pas de mosquée sunnite…

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Agnès Varda (87 ans depuis le 30 mai), qui a reçu une palme d’honneur à Cannes la semaine dernière : « Les artistes recherchent la beauté pour la faire partager afin de créer un monde meilleur. » La beauté ? « Un alexandrin de Baudelaire par exemple… ». Des propos de portée politique. Elle a eu la pudeur de ne pas évoquer La Princesse de Clèves, pour ne pas emmener l’auditeur au sous-sol. Une bonne matinée de printemps que Jacques Demy, son défunt mari qu’elle aime toujours associer à ses commentaires, aurait célébrée par quelques images musicales envoûtantes. C’était sur France Inter bien sûr, pour clore la matinale de Patrick Cohen. Lire la suite


Samedi 16 mai – Les deux jeunes cinéastes israéliens Sharon Maymon et Tal Granit ont à leur tour réalisé un film consacré à l’euthanasie, notamment liée à l’irrémédiable développement de la maladie d’Alzheimer. L’histoire se déroule dans une maison de retraite des faubourgs de Tel Aviv et les décisions d’en finir sont prises par des résidents, les actes d’euthanasie restant interdits dans le pays. Bien menée, la narration est parsemée de clins d’œil humoristiques comme les juifs savent en bâtir, dans le cynisme, la moquerie et l’autodérision. Il n’empêche que l’on sort de la salle secoué, en pensant inévitablement à son propre destin.

Dimanche 17 mai – « Les loups sont entrés dans Paris » chantait Serge Reggiani à la charmante Elvire. Il faudrait reprendre le texte de Vidalie en l’adaptant selon les rimes : en effet, les islamistes sont entrés dans Palmyre. Et l’Unesco, impuissante, craint le pire, charmante Elvire… Lire la suite


Pur produit de l’industrialisation, La Louvière n’était, jusqu’en 1869, qu’un hameau de Saint-Vaast. Les charbonnages et la métallurgie ont eu raison des forêts peuplées de loups dont les autochtones aimeraient en tirer des légendes à l’image de Romulus et Remus. La première zone de prospérité houillère fut acquise dans les pâtures voisines par la société anonyme Sars-Longchamp. On y exploita le charbon. Une ligne centrale de chemin de fer y fut édifiée, une verrerie s’y installa. Un coron naquit, bien vite blotti entre trois terrils, et fut baptisé Mitant-des-Camps. Lire la suite