Rien n’y faisait : ni les effets de mise en scène, ni les tentatives de modifier ou d’étoffer le jeu de l’acteur, ni les modulations empathiques ou faussement humbles du texte, ni les rebondissements du récit, rien de tout cela ne pouvait interrompre le naufrage. L’acteur principal, longtemps présenté comme « central » voire « unique », tout gonflé de sa propre importance, interprétait mal à propos les mouvements du public, qui s’impatientait autant que lui, mais pour des motifs opposés.
Il fallait se rendre à l’évidence : la geste était fauchée, faute de perspectives ; l’épopée tournait court, par manque de substance. Pour l’acteur seul en scène, la parole devenait de trop. Lire la suite
