Frontière linguistique, identité et substrat flamands dans l’œuvre de Gaston Mairette, tel était le titre de ma thèse universitaire. Suis-je assez clair à ce stade de mon questionnement ? Il me semble que je décolle comme un hélicoptère sans rien maîtriser des commandes. Disons que Gaston Mairette était ma sagesse et mon goût artistique ; tout ce qui touchait de près ou de loin au grand homme me touchait aussi. En lui, je saluais l’athlète de la forme et le chirurgien du concept, et j’admirais ses bonds au-dessus de l’abîme, opérés à l’instar des géants de l’art contemporain. Je veux parler de cette déconstruction du monde au profit d’une création inscrite dans un désir dont les pales et autres hélices jettent le soupçon sur l’acte même de peindre ou de sculpter.
Pour être plus précis, au terme de longs mois dans la poussière des bibliothèques, ce qui hantait mes heures d’insomnie et de bavardage au coin du bar, c’était toute cette problématique autour du refus de la peinture au profit du pot de colle. Lire la suite
