Paul ouvrit le réfrigérateur (1). L’engin l’accueillit avec un « Bonjour, Paul ! » Paul prit une bouteille dans la porte et la referma. « N’oubliez pas de racheter : œufs, beurre, lasagne surgelée — une personne —, lait. Les ailes de poulet sont à consommer de préférence avant le : dans deux jours. Bon appétit ! » Paul avait encore oublié de demander à son assistant de désactiver cette satanée voix de synthèse. Et de sermonner sa majordome de négliger les provisions. Il se versa un verre de lait et s’assit face à l’assiette posée sur la table. Le bruit de la mastication d’un toast emplissait la vaste cuisine américaine tandis que Paul parcourait distraitement les pages de l’édition du matin. Tout était en ordre. Après quatre tranches de pain retentit le coup de téléphone matinal.
— Paul Vande Gucht, bonjour.
— Bonjour patron. Lire la suite
