Le ventre bercé par les poissons d’eau douce, le marchand de pierres dormait.
Le mois de juin conjuguait l’humidité des pluies torrentielles de l’hiver et du printemps.
Théodore Tsaganos flottait dans le sfumato des vapeurs cumulées, la digestion perdue dans l’orchestration végétale du silence. Sa barque avait dérivé entre deux nénuphars géants, la pointe de sa coque soulevait mollement leurs corolles. Les jacinthes d’eau chatouillaient les bottines odorantes du trop marcheur, marchand de pierre. Englouti dans la jungle dégoulinante, le temps le mangeait.
Sur la rive, en amont Maria Sol immobile, l’observait pourrir, le cœur parasité de contradictions. Lire la suite
