N° 250 – L’heure du leurre

 

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Description

Voici la vingt-et-unième livraison du nouveau Marginales. Il y a de cela cinq ans, nous remettions à flot une revue qui durant sept années seulement était restée à quai, ne demandant qu’à reprendre le large. Et l’appareillage se fit dans des circonstances très particulières. La Belgique étouffait sous une chape de non-dit, alors que des tragédies l’avaient frappée : une grande figure politique avait été assassinée, des enfants avaient été martyrisés. Il semblait que ces drames revêtaient une ampleur que la nation n’était pas en mesure d’affronter. On pourrait d’ailleurs dire qu’elle ne l’a toujours pas fait, puisque les procès concernant ces « affaires » n’ont pas encore eu lieu, douze ans après la mort d’André Cools, sept ans après l’arrestation de Dutroux. Mais il faut reconnaître qu’il prise de conscience sociétale, comme on dit aujourd’hui, a bien vu le jour.

Au sein de ce mouvement collectif, qui connut des vicissitudes, Marginales fut un signe d’intervention des écrivains. À l’exact lendemain de l’évasion de Dutroux, fait divers insolite qui fit trébucher un gouvernement, la décision fut prise de relancer la revue, parce que, de façon aveuglante, avec cet épisode feuilletonesque, l’actualité prenait un tour littéraire. Les auteurs saisirent la balle au bond et, sur le thème de « La grande petite évasion », les textes affluèrent, permettant de sortir le deux cent trentième numéro de Marginales moins de deux mois après que l’ennemi public numéro un eut fait la belle. Ving autres volumes suivirent, au rythme des saisons, et liés chaque fois à une préoccupation urgente, qui appelait, de la part des écrivains, une réaction qui ne les transformerait pas pour autant en experts ou éditorialistes, mais jetterait sur l’histoire en train de se faire l’éclairage de la poésie, de la fiction, de la création textuelle.

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